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Fernoël eut deux églises : l’une à Gorces , détruite,
et l’église actuelle au centre du Bourg.
 

 

Tiré du "Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne"  
Tome LXX  -  N° 548-549  -  1950
Charles Rouchon " Fernoël et ses églises"

l’Église de Gorces ( ancienne église paroissiale )
 

Gorses ou Gorsses désigne un lieux planté de broussailles ou de haie.

L'église était placée sous le patronage de Saint Pardoux,

honoré encore aujourd’hui le 06 octobre.

Elle est citée dans une bulle du Pape Alexandre III en 1165.

En 1167,le château de Fernoël se dresse sur une butte avec sa chapelle

et son  enceinte. Un mouvement de population s’ensuit en direction du château.

Seuls l’église et le cimetière reste à l’écart. L’église tombe en ruine

au cours du XVIII siècle.  Le cimetière est à son tour abandonné

un siècle et demi plus tard.
 

L’Église du Bourg ( église du château )

On retrouve sa trace dans un acte de donation en 1167.

Elle est sous le patronage de Saint Patrocle.

Lorsque l’église de Gorces est interdite,son patron

St Pardoux prend la place de St Patrocle.

L’église de Fernoël présente l’archaïsme,

la sécheresse de beaucoup de nos vieilles églises

de campagne. Elle porte une date : 1167, date de

sa donation, et certainement de sa construction.

On a l’impression que l’église de Fernoël

a été l’ébauche d’un genre nouveau.

 

 

 

Vitrail de St Pardoux coiffé de la mitre des évêques

 

 

Elle a été selon toute vraisemblance

un des premiers édifices d’un type particulier,

surgis au XII siècle dans la partie ouest

du Massif Central. Son constructeur a pu puiser

son inspiration auprès de ces architectes marchois

et limousins, propagateurs de l’arc brisé, appelée

école limousine, qui elle même serait issue de l’école

bourguignonne qui utilisait l’arc brisé dès la fin du

XI siècle. Il est fors probable que l’on ait fait appel

à un ouvrier de métier du dehors. La main d’œuvre

restant locale.
 

 


Un vitrail a été placée dans le chœur, coté sud

par l’abbé Basselier en 1939.

Il représente le Christ-roi qui tient dans sa main

droite le sceptre et dans sa main gauche le globe

crucifère. C’est une œuvre due à L. Gouffault , 

peintre-verrier d’Orléans.
 

 

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